Bienveillance et décisions

Décider est l’un des situations de vie les plus délicates de la bienveillance, que la décision porte sur un geste de bienveillance ou sur tout autre geste.

Toute décision se situe à l’intersection de trois forces qui traversent tout vivant : 

  • la complexité des situations, 
  • l’incertitude des impacts à court, moyen et long terme des actions consécutives à la décision, 
  • et les enjeux de la décision.

Ces trois dimensions m'ont été inspirées par le MOOC sur la complexité "L'avenir de la décision : connaître et agir en complexité" dirigé par Edgar Morin. Il contient une mine de ressources sur le sujet, et notamment un module présenté par Laurent Alfandari intitulé "Complexité et incertitudes dans la prise de décisions, trois petits problèmes de décisions".

Ces dimensions ne sont pas des obstacles extérieurs : elles sont constitutives de la condition humaine. Elles expliquent pourquoi décider est difficile, pourquoi hésiter est normal, et pourquoi la bienveillance ne peut pas être pensée sans une écologie de la décision.

Dans ce cadre, la décision bienveillante n’est jamais un simple “oui” ou “non” ou même la réponse à une check-list. Elle est une traversée. Une traversée qui mobilise les quatre dimensions de la bienveillance VRÉ — moi‑je, toi‑et‑moi, moi‑dans‑des‑nous, vous‑en‑moi — et qui demande autant de douceur envers soi que de discernement envers la relation.



1. La complexité : décider dans un monde qui déborde

La première difficulté tient à la complexité. Une décision n’est jamais un choix isolé : elle est prise dans un réseau de facteurs, de contraintes, de relations, de temporalités, de loyautés, de peurs, d’élans, de limites. Nous décidons rarement à partir d’un seul paramètre ; nous décidons à partir d’un enchevêtrement.

Complexe n’est pas “difficile”

Il est essentiel de distinguer ce qui est complexe de ce qui est simplement difficile, car la confusion entre les deux alourdit inutilement la charge émotionnelle de la décision.

  • Une situation difficile demande un effort, une compétence, une énergie particulière, des freins à surmonter, de la disponibilité dans un contexte ou on n'en a peu, ... ; elle peut être exigeante, mais elle reste globalement lisible. On peut en faire le tour, identifier les étapes, mesurer l’effort à fournir.
  • Une situation complexe, elle, n’est pas seulement exigeante : elle est enchevêtrée, multidimensionnelle, changeante, parfois contradictoire. Elle ne se laisse pas réduire à un seul paramètre, ni à une seule logique. Elle oblige à tenir ensemble plusieurs vérités partielles, plusieurs temporalités, plusieurs niveaux de réalité.

Lorsque nous confondons complexité et difficulté, nous avons tendance à surévaluer la menace, à nous sentir “incapables”, “nuls”, “pas à la hauteur”. Autant de jugements sur soi-même manquant de bienveillance.  

Nous croyons que nous devrions savoir décider, alors que la situation elle-même ne permet pas une décision simple. Cette confusion crée une pression intérieure dont on pourrait se passer, qui rigidifie le discernement et augmente la peur de mal faire.

Reconnaître qu’une situation est complexe — et non simplement difficile — permet de relâcher cette pression : ce n’est pas moi qui suis défaillant, c’est la situation qui demande une autre manière d’être présent, plus lente, plus ouverte, plus exploratoire.

La complexité est la première raison pour laquelle la décision demande de la bienveillance — envers soi, envers autrui, envers le milieu.

2. L’incertitude des impacts : décider sans garantie

La deuxième difficulté est plus radicale et plus systématique encore : nous ne pouvons jamais prévoir complètement les effets de nos décisions, surtout s'il s'agit de considérer les effet court terme ET moyen terme ET long terme

L’action entre dans un milieu qui la transforme, la dévie, la retourne parfois contre celui qui l’a initiée. L’incertitude des impacts n’est pas un accident ou ne relève pas forcément d'erreurs : elle est structurelle.

C’est pourquoi décider un geste de bienveillance demande une forme d’humilité profonde

Même avec la meilleure intention, même avec une analyse fine, même avec une grande expérience, nous ne pouvons pas garantir que notre geste sera reçu comme nous l’espérons.

Reconnaître et accepter cette incertitude n’est pas renoncer à agir : c’est agir autrement. Avec plus de prudence. Avec plus d’écoute. Avec plus d’attention au Comment qu’au Quoi. Avec une posture d’explorateur plutôt que d’expert.

L’incertitude des impacts est la deuxième raison pour laquelle la décision bienveillante doit être pensée comme une navigation, pas comme une maîtrise absolue.

3. Les enjeux : décider sans surjouer ni sous‑jouer

La troisième difficulté tient aux enjeux. Chaque décision porte un poids — parfois visible, parfois invisible. Et ce poids peut être amplifié ou minimisé de manière disproportionnée.

  • Surjouer les enjeux, c’est transformer chaque décision en épreuve, chaque risque comme danger, chaque hésitation en faute, chaque retard en menace. 
  • Sous‑jouer les enjeux, c’est simplifier à l’excès, nier les signaux faibles, ignorer les conséquences possibles.

Dans les deux cas, le discernement se perd. La bienveillance VRÉ invite à une autre manière de sentir l’enjeu : ni dramatisé, ni minimisé. Un enjeu juste. Un enjeu qui oriente sans écraser. Un enjeu qui informe sans paralyser.

Les enjeux sont la troisième raison pour laquelle la décision demande de la lucidité, de la respiration, et une attention fine à l’état du vivant.

Les pressions qui déforment nos décisions

Au‑delà de la complexité, de l’incertitude et des enjeux, nos décisions sont aussi façonnées par un ensemble de pressions visibles - voire particulièrement visibles - et invisibles : pressions sociales à être décisif, pressions culturelles à maîtriser, pressions organisationnelles à aller vite, pressions relationnelles à ne pas décevoir, pressions symboliques liées à l’image de soi, et surtout le diktat de l’urgence, qui accélère artificiellement le vivant.

Ces forces contractent le discernement, activent le système nerveux en mode menace, et peuvent transformer une décision ajustée en décision précipitée — ou rendre la décision impossible.

Parce qu’elles modifient profondément notre manière de décider, ces pressions font l’objet d’une page dédiée :

→ Accéder à la page dédiée : Décisions sous de multiples pressions  

Le rôle du Système Nerveux Autonome dans la décision

La décision n’est jamais purement mentale. Elle est d’abord corporelle

Elle naît dans un organisme qui cherche en permanence à se réguler, à se protéger, à économiser son énergie, à maintenir un équilibre interne. 
Le Système Nerveux Autonome (SNA) influence considérablement la manière dont nous percevons la situation, dont nous évaluons les risques, dont nous ressentons les enjeux, et dont nous accédons — ou non — à nos capacités de discernement.

  • Lorsque le SNA est en sécurité, la décision peut s’appuyer sur des ressources plus fines : la nuance, la réflexion, l’écoute, l’exploration. 
  • Lorsque le SNA a détecté une menace et est en mode survie, la décision se rétrécit : elle devient urgente, binaire, défensive, impulsive - mobilisation -  ou au contraire paralysée - immobilisation -.

Le SNA comme stratège — y compris en‑dessous du niveau de conscience

Le SNA ne se contente pas d’accélérer la décision ou de la paralyser en cas de danger : dans certaines situations, il prend littéralement la décision à notre place, en‑dessous du niveau de conscience. 
Il déclenche une action immédiate — fuite, attaque, sidération, retrait, évitement — avant même que le cortex préfrontal n’entre en scène. 

Ce n’est pas un manque de volonté : c’est une stratégie de survie.

Le SNA agit comme un stratège adaptatif :
  • il accélère la décision quand il perçoit un danger - voire décide 'à l'insu de notre plein gré" (référence culturelle pour les personnes de ma génération),
  • il la ralentit quand il perçoit une incertitude,
  • il la suspend quand il perçoit un risque d’erreur,
  • il la simplifie quand il perçoit une surcharge,
  • il la complexifie quand il perçoit une ouverture.
Ce stratège n’est pas rationnel au sens cognitif : il est rationnel au sens biologique
Il optimise la sécurité, la préservation de l’énergie, la cohérence interne.

La dissociation entre rationalité biologique, rationalité cognitive et empathie

Lorsque le SNA bascule en mode survie, il active donc une forme de rationalité qui n’a plus rien à voir avec la rationalité cognitive.

La rationalité biologique n’est pas irrationnelle : elle est rationnelle pour la survie, mais elle devient indifférente à la nuance, à la complexité, à la relation.

Dans cet état, trois dissociations majeures apparaissent :
  • La rationalité biologique se dissocie de la rationalité cognitive.  Le cortex préfrontal — siège de l’analyse, de la planification, du discernement — devient partiellement ou totalement indisponible. Le SNA prend la main, non pas pour réfléchir, mais pour protéger.
  • La rationalité biologique se dissocie de l’empathie. L’empathie demande un état de sécurité. Elle demande un accès au système relationnel, à la nuance, à la capacité de se représenter l’autre. En mode survie, ce système se ferme. L’autre cesse d’être un sujet : il devient un élément du danger, un obstacle, un bruit, ou simplement un paramètre de trop.
  • La rationalité biologique se dissocie du sens moral et des valeurs. Non pas par manque d’éthique, mais parce que l’éthique est un luxe cognitif. Le SNA ne cherche pas le bien ou le mal : il cherche la préservation.
Cette dissociation explique pourquoi certaines décisions prises sous stress, sous menace, sous surcharge ou sous fatigue semblent “incompréhensibles” après coup. Elles ne sont pas irrationnelles : elles sont rationnelles pour un organisme qui se protège.

Elle explique aussi pourquoi des professionnels du soin ou des aidants se trouvant dans un processus d'épuisement (burnout) peuvent être amenés à manifester des comportements d'insensibilité voire de maltraitance.

Croisement avec Kahneman : système 1 et système 2

Le modèle de Kahneman distingue deux modes de pensées :
  • un système 1 rapide et intuitif
  • et un système 2 lent et analytique
Mais il existe un système 1 encore plus profond, en‑dessous du cognitif : le SNA lui‑même.
  • Le système 1 de Kahneman est rapide. Le SNA est instantané.
  • Le système 1 est intuitif. Le SNA est réflexe.
  • Le système 1 simplifie. Le SNA protège.
Autrement dit : le SNA décide quel système cognitif sera accessible. Il ouvre ou ferme l’accès au système 2. Il amplifie ou inhibe le système 1. Il choisit la stratégie la plus adaptée à l’état du vivant.

Comprendre cela transforme profondément la manière d’aborder la décision : pour soi, pour l’autre, et pour la relation.

Le « ET pondéré » : une capacité clé pour décider autrement

Décider dans un milieu complexe ne consiste pas seulement à choisir entre deux options opposées. Une grande partie de la maturité décisionnelle repose sur la capacité à tenir ensemble des éléments apparemment contradictoires, à les articuler plutôt qu’à les opposer.

C’est ce que j’appelle le « ET pondéré » : une manière de dépasser le « grand méchant OU » qui simplifie, oppose et appauvrit, pour entrer dans une logique d’intégration, de nuance et de robustesse.


Le « ET pondéré » permet de reconnaître que plusieurs vérités partielles peuvent coexister, que plusieurs besoins peuvent être légitimes, et que la décision juste n’est pas toujours un choix exclusif, mais souvent une articulation fine, un équilibre dynamique, parfois même un ordonnancement.

Cette capacité est au cœur du discernement : elle permet de distinguer sans séparer, d’associer sans confondre, et de construire des réponses plus ajustées que les solutions binaires.

→ Accéder à la page dédiée : Le "ET pondéré" pour remplacer le "grand méchant OU"  

Un enjeu essentiel : distinguer non‑décision et décision de ne pas agir

Avant d’aller plus loin, il est important de lever une confusion fréquente qui pèse lourdement sur la manière dont nous interprétons nos décisions — et celles d’autrui.

Dans la vie quotidienne comme dans les situations critiques, nous confondons souvent non‑décision et décision de ne pas agir.

Cette confusion brouille notre discernement, fausse nos jugements, et peut transformer une impossibilité en faute, ou une négligence en simple hésitation.

  • Dans les situations ordinaires où l'on pourrait activer un geste bienveillant, la non‑décision relève le plus souvent de l’absence de bienveillance : un geste qui aurait pu être posé ne l’a pas été, par fatigue, distraction, surcharge ou hésitation.
  • Mais dans les situations de danger grave où l'on se doit d'avoir un geste bienveillant, la non‑décision change de nature : elle devient, par assimilation, une décision de ne pas agir, avec des implications morales, relationnelles, et parfois juridiques — notamment en France, où l’assistance à personne en danger est une obligation légale.

Et pourtant, la Théorie Polyvagale (TPV) nous rappelle que certaines non‑actions sont neurophysiologiquement involontaires : sidération, paralysie, effondrement vagal, impossibilité d’agir.

Le droit ne reconnaît pas explicitement ces états, mais la compréhension du vivant, elle, ne peut pas les ignorer.

Parce que cette distinction est trop riche, trop structurante et trop centrale pour être traitée en quelques lignes, elle fait l’objet d’une page dédiée, où elle est explorée en profondeur, en lien avec l'échelle de la bienveillance malveillance – absence de bienveillance – bienveillance, la TPV, l’impuissance apprise, et les aspects juridiques.

Quatre versants du rapport entre la bienveillance et les décisions

Le rapport entre la bienveillance et les décisions est présenté à travers 4 versants complémentaires :
  • Aborder avec bienveillance nos propres décisions du quotidien
  • Accueillir avec bienveillance les décisions — et les non‑décisions — d’autrui
  • Ajuster nos gestes de bienveillance — quel qu’en soit le bénéficiaire
  • Décider comment agir : la construction du “comment” dans les décisions du quotidien

A. Aborder avec bienveillance nos propres décisions du quotidien

Le premier versant concerne notre manière d’habiter nos propres décisions.

Il s’agit de reconnaître que décider n’est jamais un acte neutre : chaque décision est traversée par la complexité, l’incertitude et les enjeux.

La bienveillance commence donc par une forme de douceur envers soi : accepter que l’hésitation n’est pas un défaut, que la lenteur n’est pas une faiblesse, que la non‑décision n’est pas un échec moral.

Dans ce versant, la bienveillance consiste à ne pas transformer la difficulté de décider en autoculpabilisation. L'autoculpabilisation met le SNA en mode de survie avec le risque des 3 dissociations évoquées précédemment : avec la rationalité, l'empathie et les valeurs.

Elle consiste à reconnaître l’influence du SNA, à comprendre que certaines décisions nous échappent parce que notre organisme tente de nous protéger, et à accueillir nos limites comme des informations, non comme des fautes.

C’est un versant profondément intime : il nous apprend à nous traiter comme un vivant, notre meilleur-e ami-e, pas comme une machine à trancher des décisions.

Une bienveillance qui investit 3 temporalités :

  1. le passé : la bienveillance portée à nos décisions passées ... sans tomber non plus dans la complaisance envers soi-même ;
  2. le présent : accueillir avec douceur le processus en cours de décision dans ses éventuelles dimensions difficiles, inconfortables, ambivalentes, ... ;
  3. l'avenir : adapter une stratégie bienveillance par rapport à des décisions à venir, proches ou lointaines. Il s'agit notamment de ne pas dépenser de manière inconsidérée de l'énergie mentale et du temps à anticiper une décision qui n'est pas d'actualité.

B. Accueillir avec bienveillance les décisions — et les non‑décisions — d’autrui

Le deuxième versant est le miroir du premier.

Il concerne la manière dont nous regardons les décisions des autres, leurs hésitations, leurs revirements, leurs lenteurs, leurs évitements, leurs contradictions apparentes.

Nous ne voyons jamais la totalité de ce qui traverse l’autre :

  • en premier lieu, l’état de son SNA,
  • la complexité de son contexte et l'historique,
  • l’incertitude de ses impacts perçus,
  • les enjeux visibles et invisibles.

Accueillir les décisions d’autrui avec bienveillance, c’est reconnaître que l’autre aussi navigue dans un monde qui déborde. C'est traiter autrui avec autant de bienveillance que l'on mérite de se traiter soi-même.

C’est comprendre que son SNA peut être en mode survie, que sa rationalité biologique peut avoir pris le dessus sur sa rationalité cognitive ou empathique, et que ce n’est pas un manque de volonté mais une stratégie de protection.

Ce versant nous invite à suspendre le jugement, à ralentir l’interprétation, à laisser de la place à l’invisible, à ne pas le pousser inconsidérément à forcer la décision.

Il nous rappelle que la bienveillance n’est pas seulement un geste vers l’autre, mais une manière de regarder l’autre.

C. Ajuster nos gestes de bienveillance — quel qu’en soit le bénéficiaire

Le troisième versant concerne le geste lui‑même : le moment où l’on décide d’agir, d’aider, de soutenir, d’intervenir, de proposer, de s’abstenir, de s’approcher ou de se retirer.

Ce geste peut être tourné vers autrui, mais il peut aussi être tourné vers soi.

Dans les deux cas, il demande un ajustement fin, une attention au Comment avant le Quoi, une conscience de l’incertitude des impacts, et une capacité à sentir l’enjeu juste.

C’est ici que les primautés de la Bienveillance VRÉ prennent toute leur force. Notamment :

  • primauté du Comment sur le Quoi,
  • primauté de l’explorateur sur l’expert,
  • primauté de l’acceptation de l’incertitude des impacts sur le sentiment de faire le bon choix.

Le geste de bienveillance n’est jamais un geste sûr ou garanti.

C’est un geste ajusté.

Un geste qui cherche la recevabilité plutôt que la justesse abstraite.

Un geste qui reconnaît que l’autre — ou soi-même — peut ne pas être disponible.

Un geste qui accepte de ne pas tout maîtriser et qui cherche à ne pas nuire.

Ce troisième versant est le lieu où la bienveillance devient action, mais une action qui reste vivante, humble, réversible, attentive.

D. Décider comment agir : la construction du “comment” dans les décisions du quotidien

La bienveillance ne se joue pas seulement dans ce que nous décidons, ni dans pourquoi nous le décidons, mais dans la manière dont nous agissons.

Le “comment” est souvent invisible, automatique, mais il détermine la sécurité du milieu, la qualité du lien, la régulation du système nerveux et la recevabilité du geste.

Dans les décisions ordinaires — répondre à un message, poser une limite, demander quelque chose, dire oui ou non — le “comment” devient un espace d’ajustement fin : ton, rythme, posture, distance, douceur, fermeté, clarté.

C’est là que circule la bienveillance, même et surtout lorsqu’elle n’est pas l’intention première.

→ Accéder à la page dédiée : La fabrique du "Comment" dans les décisions du quotidien  

Une décision bienveillante est une décision vivante

Elle ne cherche pas la perfection, mais la justesse.

Elle ne cherche pas la certitude, mais l’ajustement.

Elle ne cherche pas à éliminer l’incertitude, mais à la traverser sans se perdre.

Elle ne cherche pas à tout maîtriser, mais à ne pas nuire.

Et parce qu’elle est vivante, elle demande de la douceur, de l’humilité, de la curiosité — et une attention particulière à soi, à l’autre, et au milieu.

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