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J'ai conçu la présente modélisation de la Bienveillance Vivante et Régénérative en m'aidant d'une métaphore qui est aussi une fable : le Hêtre, ses Forêts et ses Archipels. C'est une approche complète qui place le bien-être et l'action au confluent de cinq fondements de l'être humain, appartenant à plusieurs groupes de proximité liés à ses sphères de vie (ses Forêts) et en interdépendance visible et invisible avec les écosystèmes du plus proche au plus lointain, et du plus petit au plus grand (les Archipels).
Cette vision holistique est essentielle pour comprendre que la bienveillance n'est pas seulement une intention, mais un processus vivant, ancré et rayonnant qui articule responsabilité individuelle et responsabilités collectives.
Le Hêtre modélise la bienveillance comme l'interaction d'un état - l'Être - et d'une action - le Faire -. Il s'agit d'une approche biopsychosociale, systémique et écologique qui s'ancre dans l'état interne pour générer un impact régénératif sur le système.
Le Hêtre, ses Forêts et ses Archipels est la métaphore centrale qui relie l’ensemble de ma modélisation de la Bienveillance et ses fondements.
Comme un arbre, la bienveillance s’enracine dans notre physiologie, traverse une porte de sécurité, se déploie dans l’éthique, se manifeste en postures, se traduit en capacités, puis devient dynamique lorsqu’elle circule entre les êtres — comme des Forêts vivantes en interdépendance avec quantité d'Archipels à l'échelle de la planète.
Le parcours interactif - qui fait aussi office de carte d'orientation interactive - ci-dessous vous permet d’explorer chaque dimension, à votre rythme, et selon vos points d'intérêt, de comprendre comment elles s’articulent pour nourrir un cercle vertueux de robustesse, de lucidité et de soin du vivant.
La métaphore du Hêtre de la Bienveillance
J'ai eu l'idée dans un premier temps de représenter la bienveillance comme un arbre à la fois robuste, sensible et profondément relié à son environnement, sans forcément évoquer une espèce particulière.
Puis, dans un deuxième temps, j'ai trouvé intéressant de choisir une espèce qui puisse rassembler particulièrement des caractéristiques que j'ai voulu donner à la bienveillance telle que je l'ai conçue. Le hêtre est assez rapidement venu d'évidence, et d'autant plus du fait de l'homophonie avec le mot "être".
Le hêtre est un arbre qui incarne le vivant dans toute sa sobriété : une croissance mesurée, une stabilité calme, une grande longévité et une capacité à s’harmoniser particulièrement bien avec les autres arbres de sa forêt d'appartenance.
La bienveillance est d’abord une qualité d’être — enracinée dans la physiologie, orientée par l’éthique — avant d’être un faire.
- Les racines du hêtre symbolisent la biologie : C'est un trio indissociable gênes-environnement-épigénétique qui caractérise la biologie. Les racines conditionnent les autres fondements par notre aptitude à percevoir la sécurité ou la menace, représentée par une porte neurophysiologique : le Système Nerveux Autonome (SNA) ouvre l'accès à la bienveillance si et seulement si il active l'état de connexion (perception inconsciente de sécurité physique et intérieure).
- Le tronc représente notre éthique : ce que nous voulons réellement nourrir et faire circuler dans nos relations.
- Les branches figurent nos postures,
- les feuilles nos capacités,
- et les fruits nos dynamiques relationnelles et sociétales.
Entre les racines et le tronc se trouve donc une zone décisive :
la porte neurophysiologique de la bienveillance.
A l'instar du cambium régulant la montée de sève de l'arbre, cette porte — ouverte ou fermée selon notre état interne — conditionne notre capacité à mettre en mouvement nos valeurs, postures, capacités et dynamiques de bienveillance.
Lorsque la sécurité est perçue, la bienveillance peut circuler.
MAIS, lorsque le stress mobilisant ou immobilisant apparaît et désactive l'état de sécurité, alors la porte se referme : ce n’est pas un défaut moral, mais un mécanisme protecteur du vivant.
Un hêtre ne vit pourtant jamais seul.
Il fait partie d’une forêt, relié aux autres par les racines et par le réseau mycorhizien, qui fait circuler les nutriments, les signaux et le soutien.
De la même manière, les êtres humains sont reliés par la co-régulation, ce “mycélium relationnel” qui permet à chacun de trouver stabilité, sécurité et capacité d’ajustement.
La bienveillance est ainsi un hêtre… dans une forêt.
Un être parmi les êtres, soutenu par un vivant qui se régule ensemble.
D'où le titre qui intègre le fait que le hêtre est indissociable de la forêt à laquelle il contribue.
Une belle métaphore pour l'humain qui veut contribuer à une société bienveillante de laquelle il doit aussi recevoir de la bienveillance. Une bienveillance qui nous relie et nous unit, non pas comme une exigence morale, mais comme une déclinaison humaine de nombreux écosystèmes vivants et régénératifs autres-qu'humains.
Une page est consacrée à chaque fondement :
- Le fondement biologique (racines)
- Le fondement éthique (tronc)
- Le fondement des postures (branches)
- Le fondement des capacités (feuilles)
- Le fondement des dynamiques (fruits)
La spirale de maturation de la Bienveillance

- Connaître et Comprendre : pour connaître et comprendre les différents fondements et enjeux de la Bienveillance à travers le Hêtre de la Bienveillance. Ce qui nécessite de franchir le seuil 0 de la curiosité.
- Prendre conscience et Reconnaître : pour être capable dans les situations de tous les jours de décrypter ce que se joue, notamment notre état polyvagal et celui des personnes qui nous entourent pour poser un œil non jugeant et constructif. Ce qui nécessite de franchir le seuil 1 du prisme.
- Agir et Réguler : pour être capable de faire appel à l'auto-régulation et la co-régulation en cas de tension, et plus globalement de jouer la bienveillance sur les 6 verbes du processus observer-penser-ressentir-décider-s'exprimer-agir en s'appuyant notamment sur la coopération. Ce qui nécessite de franchir le seuil 2 de l'engagement.
- la curiosité : un seuil psychologique pour commencer le cheminement de l'acquisition de connaissances sur les différents fondements du Hêtre de la Bienveillance (Etape 1)
- le prisme : un seuil psychologique pour commencer à lire les situations du quotidien par le prisme du Hêtre de la bienveillance et notamment par celui de la théorie polyvagale (Etape 2)
- l'engagement : un seuil psychologique pour sortir d'un éventuel sentiment d'impuissance solitaire pour commencer avec l'appui d'autres ou/et avec d'autres à exercer une puissance coopérative (Etape 3)
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